Apprenons à apprendre

Ressources pédagogiques pour l'élève, l'étudiant, l'adulte pour faciliter l'apprentissage  

Une reconstruction

La mémoire n'est jamais une copie conforme de la réalité mais une reconstruction.

Les fragments d'informations que nous mémorisons sont stockés dans différentes parties de notre cerveau.

Parfois, notre mémoire nous joue des tours, nous faisons des erreurs. Ces erreurs peuvent être de 2 types:

1- par omission: erreurs liées au caractère transitoire de la mémoire, elles ont plusieurs formes

2- par distorsion: erreurs liées à la déformation de la réalité

Pour pouvoir activer la mémoire, il faut que les réseaux neuronaux soient marqués: au plus un souvenir est ancré émotionnellement, au plus longtemps on le retiendra.

Les stimulations provenant de l'environnement sont très importantes, elles ont même un impact physiologique (voir l'expérience de Pavlov: stimulus conditionnel/inconditionnel). L'anatomie fine du cerveau se modifie perpétuellement et permet de mémoriser à tout âge.

Trop de mémoire?

Par ailleurs, certaines personnes ont trop de mémoire, ce qui pose également problème: le cerveau ne fait plus la différence entre ce qu'il faut mémoriser et l'information peu importante. Voir certains patients autistes.

Améliorer la mémoire?

Certaines molécules peuvent améliorer les fonctions cognitives mais les médicaments sont plus souvent source de difficultés de mémorisation (voire de perte de mémoire).

Les techniques pour améliorer sa mémoire sans médicaments

Les types de mémoires

Selon Schacter

1- A court terme

Ce dont nous nous rappelons dans la minute. Puis, nous l'oublions.

Par exemple, un n° de téléphone inconnu: on le compose puis il s'efface de notre mémoire.

Le souvenir à court terme se trouve dans le cerveau limbique. L'activité bioélectrique est en boucle au sein d'un réseau de neurones.

La consolidation se fera à partir de l'hippocampe (au fond du lobe frontal) pour stocker des souvenirs à long terme dans l'ensemble du cerveau.

2- A long terme

  • mémoire épisodique: Elle concerne les épisodes, les événements du passé
  • mémoire sémantique: Ce sont les concepts, les associations, la compréhension des mots
  • mémoire procédurale: C'est notre habileté à faire les choses

On assiste à une modification fonctionnelle des synapses (points de rencontre entre les neurones): de nouvelles branches sont créées (phénomène de plasticité neuronale) qui permettent de transformer un souvenir à court terme en souvenir à long terme...si l'information est jugée importante.

La réactivation de la mémoire: passage à la mémoire à long terme

Deux types d'erreurs

1- par omission:

erreurs liées au caractère transitoire de la mémoire, elles ont plusieurs formes

  • l'oubli: le cerveau évacue certaines informations. Les régions impliquées dans les sensations interagissent avec le cerveau.Les souvenirs à forte tonalité émotionnelle seront plus fortement marqués, on les oubliera moins vite
  • "sur le bout de la langue": on connaît l'information mais on ne parvient pas à la rappeler à la conscience
  • la distraction: l'attention est à la source de la mémorisation. Le manque d'attention peut devenir problématique (TDAH)

2- par distorsion:

erreurs liées à la déformation de la réalité

  • suite à une mauvaise attribution, par exemple les témoignages faussés: des témoins sont persuadés avoir vu une personne à un endroit, ils attribuent par erreur les caractéristiques physiques d'une personne qu'ils ont déjà vue dans d'autres circonstances à une autre personne (situation angoissante, circonstances tragiques, faits qui se sont passés très rapidement)
  • par persistance: lors d'un stress post-traumatique (accident, guerre,...), la mémoire est renforcée, chargée d'émotions et on a tendance à ressasser les souvenirs douloureux. Les souvenirs vont parasiter le cognitif à cause du débordement de l'émotionnel sur le cognitif.

 

mémoire interne et externe

Nous avons tendance à nous reposer sur notre mémoire externe: Internet, les ressources extérieures à nous: livres, encyclopédies....

N'oublions pas le rôle de notre mémoire interne pour ancrer nos acquis: l'organisation en réseaux des neurones de notre cerveau

Lire la suite...

Réactivation: mémoire

Tony Buzan, une tête bien faite, éd. d'Organisation, 1981.

La courbe de l'oubli

Face à une information, quelle qu'elle soit (=un objet d'apprentissage si on parle de l'école):

Lorsque l'information s'arrête, nous en retrouvons tout de suite +/- 75%

Après 10 minutes, la courbe monte légèrement: nous retrouvons un peu plus d'informations (les neurones se réorganisent en réseaux).

Ensuite, dès 24 h après la prise d'information, nous perdons les informations de façon spectaculaire: il nous reste 20% dès la fin de la première semaine.

Pour mémoriser

Un seul mot: réactiver!

Il est convenu de dire qu'il faut repasser dans sa tête l'information: évoquer

  • après 10 minutes: c'est-à-dire pendant le cours
  • avant la fin de la journée: le soir après le cours

c'est-à-dire 2X avant d'aller dormir! Le reste est mis aux oubliettes, perdu ou refoulé (voir théorie de l'inconscient).

Pendant le sommeil, le cerveau fait le tri et ne conserve que ce qui a été "vécu mentalement" 2X. Voir article de Rava-Reny: mémoire ou oubli, il faut apprendre

Mais ce n'est pas fini, pour passer à la mémoire à long terme, il faudra encore réactiver en évoquant mentalement 3 fois au cours des 6 premiers mois. Si on se replace dans une situation scolaire:

  • à la fin de la première semaine: pour l'interrogation/ le contrôle formatif par exemple
  • dans le mois: pour le contrôle de synthèse
  • dans les 6 mois: pour l'examen final

A partir de là, on peut parler de mémorisation à long terme.

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